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Publié par alternativesenmedecinegenerale

depuis 48h sur EGORA, je lis des articles issus de médecins : les pro, les contre

 

Tiens après tout, logique qu'en tant que témoin de notre société, certains interviennent.

 

De notre côté, cette évolution a été source de débat vif, argumenté...

 

Mais dans le fond, en tant que MG, je regrette l'hypocrisie des pro et des contre.

 

Au nom de l'enfant, les droits de l'enfant ne sont pensés par aucun des 2 partis.

 

Pourquoi :

 

les contre : Nie une réalité de fait : des enfants vivent dans des couples homo et ils ne sont pas protégés par la loi en cas de décès du seul parent légal. Je l'ai constaté : cela amène à des situations dramatiques. Ouvrir le mariage au gay n'augmentera pas le nombre de gay : cessez ce fantasme !

 

témoignage lu sur égora :


Je fais partie des pédiatres qui pensent, avec de très nombreux maitres dans ce domaine y compris en dehors de la médecine comme Elisabeth Badinter, que nous sommes tous des enfants adoptés. La filiation biologique ne vaut rien. Moi j’ai cinq enfants, si on m’apprenait  que je ne suis pas le père biologique de l’un d’eux, j’aurais surement une discussion avec leur mère mais cela n’enlèverait rien à l’amour que je porte à mes enfants. Sinon il faudrait dire que l’on aime moins et que l’on se sent moins parents d’enfants adoptés, ce qui est une contre vérité.

Je pense que nous sommes tous des enfants adoptés. L’enfant, à un moment ou un autre, est adopté par ses parents, soit avant ou pendant la grossesse, soit au moment de l’accouchement ou même quelques semaines après. Cela me vaut d’ailleurs de belles consultations, parce que des mamans ne se sentent pas mère. Je pense que la filiation biologique est anecdotique par rapport à la filiation amoureuse. Je regrette que le débat n’ai pas été plus serein.

 

En tant que pédiatre, avez-vous déjà suivi des enfants de couples homosexuels ?

Non, en revanche, j’ai suivi des enfants adoptés par des familles monoparentales, des femmes. Franchement, ils n’avaient ni plus, ni moins de problèmes que les autres enfants. Ce qui me parait important, en tant que pédiatre, c’est ce qu’on appelle les fonctions paternelles et maternelles des parents. La fonction maternelle qui cajole, et la fonction paternelle qui élabore le surmoi. Une maman peut bien entendu exercer une fonction paternelle et vice versa. Certaine mamans sont plus autoritaires et il y a des papas poule ! C’est mon cas d’ailleurs ! Ce n’est pas une question de sexe. On passe d’ailleurs de l’un à l’autre au gré des circonstances.

Je pense qu’il ne faut pas partir en disant que tout est réglé, mais j’estime que nous avons déjà un certain nombre de garanties pour dire qu’il n’y a pas de danger majeur à ce que des enfants soient élevés par des couples homosexuels. Je n’aime pas le mot homoparentalité. Il y a juste une parentalité. On est parent ou on ne l’est pas.

 

les pour : au nom du droit à l'enfant : vous avez les même défauts que les hétéro !


J'illustre ma pensée par cet exemple : en tant que MG, j'accompagne des histoires de vie : et je suis le témoin de gardes alternées dès les premiers mois de vie. STOP : là, personne ne pense à l'enfant. Nous avons dans nos cabinets des enfants qui somatisent des histoires en dehors du bon sens au nom du droit des parents.

 

Je vais avoir le contact d'un médecin qui dénonce ce scandale : dès que je l'ai : je diffuse.

 

Enfin sur le sujet de la PMA : soyons logique :

 

-actuellement, il y a un scandale sur les FIV qui coûtent chères dont le contrôle est douteux. Que la FIV soit réservée à des situations biologiques normales doit déjà se rediscuter.... Mais pas de FIV à des homo femmes. Les dépenses de l'assurance maladie ne peuvent pas couvrir ces demandes là.

Il y a des jeunes qui n'ont pas accès à une contraception, des vieux à des soins kinés : il est urgent de définir quelles sont les priorités dans le soin. Je rejoinds la demande ancienne du Pr GRIMALDI : quels soins ? Pourquoi ? A qui ?


Nous ne pouvons pas tout financer.


Cette demande là n'est pas une priorité pour moi : car, il existe d'autres voies pour accueillir un enfant.

 

Après pour moi, celle qui a parlé de façon juste sur ce sujet c'est Linda LEMAY dans sa chanson les deux hommes que je vous invite à écouter.

 

Et revenons à l'enfant ! Merci pour eux.

 

autre résultat ce jour :

 

 

C’est à ces questions qu’a cherché à répondre Guillaume Fond (Inserm et CHU de Montpelier) et ses collègues de Montpellier et Paris dans un article paru en 2011 dans la revue l’Encéphale.

 

Absence de différence

Selon ces chercheurs, 200 000 à 300 000 enfants seraient concernés par l’homoparentalité, c’est-à-dire qu’ils seraient pris en charge par un couple d’homosexuel(le)s. Plusieurs dizaines d’études ont été réalisées, même s’il faut souligner leur faible effectif et leurs difficultés méthodologiques. Ces études recouvrent trois situations bien distinctes : les familles lesbiennes avec un enfant né au sein d’une union hétérosexuelle, les enfants nés au sein d’un couple de mères lesbiennes, et enfin les pères gays.

Il en ressort globalement une absence de différence entre les enfants de familles homoparentales et les enfants de familles hétérosexuelles en termes de développement, de capacités cognitives, d’identité ou d’orientation sexuelle.

 

Qu'on se le dise !

 

et que cesse la bêtise et l'homophobie de l'hémicycle et ailleurs...

 


 



 

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