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Publié par alternativesenmedecinegenerale

Article du 30 mars 2011 sur egora.fr

 

Coups de boutoir contre la pénurie démographique médicale, qui devient un sujet très politique tant elle préoccupe au plus haut point les élus. Alors que les députés de l’opposition menés par Jean-Marc Ayrault, député-maire PS de Nantes, ne sont pas parvenus à faire adopter hier (210 voix pour, 310 contre) une proposition de loi très coercitive pour la médecine libérale,  tendant à instaurer un « bouclier rural au service des territoires d’avenir» qui mettait fin à la liberté d’installation (lire article associé), l’Association des maires de France (AMF) a planché hier, à Paris, sur l’avancée des déserts médicaux.

Autant les députés de l’opposition sont montés au créneau pour revendiquer une régulation autoritaire des installations, autant les élus locaux se sont calés sur un point de vue radicalement différent puisqu’il n’a été question à l’AMF que d’incitation et non de coercition. Comme le relatent Les Echos, les départements ne ménagent plus leur peine pour attirer les jeunes médecins, tant le bilan des dispositifs qui furent à la mode au milieu de la décennie passée se révèle décevant. L’incitation à l’installation de médecins issus d’Europe centrale n’a pas bien fonctionné malgré les bonnes conditions offertes par les municipalités, et certaines maisons de santé construites par les collectivités territoriales sans y avoir préalablement associé les médecins se sont également avérés couteuses et inadaptées.

 « Ministre mais aussi maire de Saint Quentin, dans une région qui est parmi les plus faiblement dotées en médecins, la Picardie », Xavier Bertrand est venu défendre devant l’AMF un dossier qu’il porte avec « volontarisme ». L’occasion de rappeler qu’en 2005, en tant que ministre de la Santé, c’est lui qui avait incité à la mise en place des premières mesures concernant le soutien à démographie médicale… un dossier devenu depuis une priorité du Président de la République. Face aux maires de France, l’hôte de l’avenue de Ségur a réitéré son dogme de l’incitation : « la clef de notre politique en matière de démographie médicale, parce que ne nous y trompons pas, le jour où l’on voudra installer les médecins de façon autoritaire, il n’y aura plus de médecins à installer ; voilà pourquoi je crois au contraire à la logique incitative », a-t-il fait valoir. Il lui faudra convaincre : hier à l’Assemblée nationale, comme les sénateurs en première lecture, les députés de la commission des affaires sociales ont réintroduit par amendement dans le projet de loi Fourcade l’obligation de déclaration d’absence (article ci-dessous), qui, selon une promesse du président de la République, devait être supprimée de la loi Bachelot….

Restant sur sa ligne de conduite, Xavier Bertrand a fait hier de nouvelles propositions « pour aller jusqu’au bout de la logique incitative » : simplification administrative, service unique d’aide à l’installation des professionnels de santé mis en place au plus tard en juillet 2011, dans les Agences régionales de santé (ARS), statut juridique pour les maisons de santé pluridisciplinaires, incitation à la poursuite de l’activité pour les médecins retraités (cotisations proportionnelles dans le cadre du cumul emploi-retraite), en particulier dans les zones qui manquent de médecins.

Le maire de Saint-Quentin s’est aussi tourné vers ses collèges pour leur demander de ne pas négliger l’environnement de la vie du médecin : logement, transports, école, gardes d’enfants. « Il s’agit bien de renforcer l’attractivité de nos territoires », a défendu le ministre.

 

C'est pour les discours !

 

Dans les faits, lorsque des politiques ont voulu être coercitives, il y a eu fuite des médecins : à l'étranger ou vers d'autres métiers.... N'oublions pas que durant nos études nous rendont un service à l'hôpital par du temps gratuit : de secrétariat, d'aide opératoire, de brancardier et y compris du temps d'infirmier !!!!! Bien sûr sans contrat et en toute obscurité !!!

 

Les médecins militaires sont payés durant leurs études et lorsqu'ils s'engagent : ils ont un contrat : "ils doivent 10 ans à la nation".

 

Pour parler de mesures coercitives, oui si l'étudiant s'engage et a un contrat où il est payé. Cela se voit dans certaines facultés de médecine en lien avec l'ARS.

 

Mais, je le redis : nous avons subi le numérus clausus : au plus bas.... Nous ne sommes pas responsables de ce qui est : la baisse de la démographie médicale, la féminisation de la profession (avec des professionnels de santé qui doivent faire avec le métier du conjoint qui est prioritaire, contrairement à nos ainés) et le vieillissement de la population....

 

Ensuite, les contraintes doivent se faire dans tous les sens :

 

territoire déficitaire et excédentaire

secteur 1 et secteur 2 aussi....

 


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